Auteur : la rédaction de dvdrama.com
Disney/Pixar franchit une étape… encore. Le studio nous ayant habitué sur près de dix ans à annuellement nous plonger dans des univers aussi improbables que fantasmagoriques, l'essentiel du propos reposait sur le fun plein pot où les aventures trépidantes étaient le seuil de ces cartoons nouvelle génération. Rien de péjoratif là dedans, on ne s'était pas éclaté autant devant un dessin animé depuis des lustres. L'arrivée de Brad Bird sur Les Indestructibles a relancé la machine de plus belle puisque s'il s'agissait clairement d'un film d'action, c'était surtout du cinéma, du vrai. Face à la concurrence grandissante, le Disney new look et ses créateurs fous n'ont eu de cesse de s'en tenir à de vraies règles artistiques, où l'animation grand public n'était pas uniquement réservée aux animaux qui chantent en se tenant la main ou en dansant le mambo. Cars de John Lasseter allait également dans ce sens avec son charmant portrait nostalgique maquillé en un Majorettes-Land et Ratatouille confirme plus que jamais que sous ses formes enfantines, le cinéma de Brad Bird a définitivement des choses à dire… Inutile de s'attarder quelques secondes de plus sur une éventuelle comparaison avec une rachitique concurrence (en admettant qu'elle existe vraiment), puisque le Pixar cru 2007 la rat-a-tine… Et un bon film, un !

Il fallait s’y attendre ! Après une édition SD de toute beauté et qui obtenait sans mal la note maximale, Disney nous propose un transfert Haute Définition à la hauteur de nos attentes et qui ravira, enchantera pour ne pas dire émerveillera sous toutes ses coutures. Le camp du Blu-Ray possède un nouveau titre de Référence. Alors aux détracteurs de répondre qu’il est bien plus facile d’encoder un film d’animation qu’un film « classique », mais au final, le résultat est tout bonnement irréprochable. Non seulement la compression est exemplaire et irréprochable mais la palette colorimétrique pousse le traitement des couleurs dans ses derniers retranchements. La palette colorimétrique se révèle particulièrement riche et joue avec les différentes nuances avec une incroyable dextérité. Le niveau de détail subjugue et le moindre petit poil de rat prend aujourd’hui une toute nouvelle ampleur. A cela s’ajoute une envoutante profondeur de champs et un aspect de 3D enivrant et des noirs d’une incroyable solidité. La perfection sous toutes ses coutures.

La piste anglaise PCM 5.1 (4,6Mbps) se montre d’une incroyable richesse et d’une harmonie à toute épreuve. Chaque ambiance trouve sa place avec une vertigineuse dextérité, m’empiétant jamais l’une sur l’autre, mais trouvant bien au contraire le dosage parfait, tant dans la restitution des dialogues sur le canal central que pour les différentes ambiances, qu’elles soient musicales ou autre. L’ensemble fait preuve d’une énergie tantôt musclée, tantôt fine, utilisant le caisson de basse à bon escient pour nous délivrer le mixage parfait. L’immersion est totale, les assiettes tintent, la foule s’active et le mixage ne laisse jamais l’un des canaux au repos.

La piste DTS 5.1 (1,5Mbps) française ne démérite pas, loin de là, et si l’ensemble parait plus musclé à volume égale, il n’est reste pas moins très harmonieux. Alors certes, la subtilité de la bande originale se révèle moins précise et moins fine, mais la facture générale convainc et envoute avec une aisance de premier choix.
Vous trouverez également des mixages Dolby Digital 5.1 qui correspondent à ceux présents sur l’édition SD et qui savent faire preuve d’une belle véhémence et d’une spatialisation d’une belle finesse.
Sous la rubrique
Menus Commentés, nous trouverons en premier lieu les mêmes bonus que ceux présentés sur l’édition SD et l’on sera content de voir que pour cette édition Blu-Ray, Disney a mis de coté les bonus peu constructif et sans grands rapport avec le film pour mieux se concentrer sur la conception du film dans ses moindres détails:
Cuisine et cinéma : Entretien avec Brad Bird et Thomas Keller (HD - 14 mn – vost) : Les deux hommes, entendez par là le coréalisateur et l’un des grands chefs cuisiniers tenant un restaurant français aux Etats Unis, reviennent sur la conception de leur art respectif. Il est amusant de voir combien les choses peuvent faire preuve de nombreuses similitudes.
Ainsi que
Deux courts métrages d’animation également présentés en HD (« Extra terrien » et « Notre ami le rat »).
- Ciné-Explore
Notez que vous pourrez optez pour un visionnage de ces modules pendant la lecture du film en mode Picture-In-Picture. Pour cela, deux menus s’offrent à vous :
A la Carte, où vous faites vous-même votre choix et
Menu Dégustation, où tous les modules vous seront proposés.
Le réalisateur (en compagnie du producteur Brad Lewis) se livre à un commentaire audio, du moins, les personnes les doublant, car le commentaire est en version française. En plus des propos tenus, s’affichent des planchent du storyboard, des croquis, et au moment venu, le film s’interrompt pour faire place au documentaire. Dommage que l’éditeur n’ait pas encore atteint le niveau d’interactivité du HD-DVD où l’on découvre les infos par le biais de petites vignettes dans l’image. On passe ainsi du commentaire en français à des featurettes en VOST. Au final, le commentaire délivre des informations sympathiques mais on aurait incontestablement préféré le découvrir dans la langue maternelle du réalisateur car les personnes prêtant leur voix aux artistes ne se montrent guère convaincants.
Briefings d’animation (SD – 14mn25 – vost) : Disney nous propose d’assister à treize petites séances de briefing où Brad Bird, le réalisateur, après avoir visionné le travail de ses animateurs sur des versions sommaires, donne ses consignes sur le résultat qu’il veut obtenir au final. C’est d’ailleurs amusant de le voir mimer les choses, les jouer pour mieux se faire comprendre. Une chose est certaine : Bird à une idée très précise de ce qu’il veut et le fait passer avec un certain sens de la décontraction.
Courts métrages documentaires (SD – 50mn58 – vost) : Là où l’édition SD se contentait du minimum syndical en terme de making of, les 10 modules qui nous sont ici présentés nous permettent d’obtenir un véritable regard sur la construction de cette petite perle de l’animation. Alors certes certains modules auraient mérités de se voir accorder quelques minutes supplémentaires pour mieux nous faire réaliser la complexité d’un tel projet, mais au final, les informations glanées au fil des modules séduisent. Si l’on retrouve certains modules de l’édition SD (comme celui sur la construction de Paris). On aborde ainsi le travail de virtuoses des animateurs mais également la musique, l’éclairage des plans, les recherches effectuées sur le travail en cuisine… Autant d’éléments qui ont fait le succès de Ratatouille en terme d’animation.
Scènes coupées (19mn48 – vost) : trois petites scènes coupées, ou plutôt, un temps envisagées lors de la création du scénario puis abandonnées lors du tournage. Nous les découvrons en version storyboard animé mais aucune ne nous parvient vraiment et force est de constater qu’aucune n’aurait vraiment apporté quelque chose de pertinent et ces coupes ne se font jamais sentir lors du visionnage. Le réalisateur et son équipe prennent le temps de nous expliquer, après visionnage, la raison de ces évictions.
Plans d’animation abandonnés (3mn12 – vost) : Sans réel intérêt artistique, ce module se révèle particulièrement drôle. Plusieurs animateurs nous présentent, sur un ton grave et une profonde tristesse jouée, les quelques plans qu’ils avaient conçu et qui furent coupés. Rest In Peace !
Le jeu du Gourmet de Gusteau : Réalisé en BD-Java, ce petit jeu vous propose de prendre la place du jeune cuisinier et de faire le plus vire possible le plats qui vous sont demandés. Joliment animé, certain relativement simple (le jeu s’adresse avant tout aux plus jeunes), on se prend au jeu. Ne laissez pas les commandes s’accumuler… On risque de vous mettre un brin la pression.
Le testament (0mn54 – vost)): D’après le compositeur Michael Giacchino, il existe de multiples façons de composer la musique d’une scène. Voici une occasion d’écouter une composition alternative. Une chose est certaine, l’impact n’est pas le même !
Hommage à Dan Lee (3mn - vost) : décédé d’un cancer, Pixar et ses collègues rendent hommage à l’un de ses animateurs.